Archive pour la catégorie ‘Pérou’

19/9 et suite – Lac Titicaca

Samedi 3 octobre 2009

165km de long sur 65km de large. Son étendue en fait une mer parsemée d’iles, départ 8h, en bateau, direction des Iles UROS dont la particularité est d’être des îles artificielles , habitées et flottantes. Elles sont réalisées à partir de blocs de terre spongieuse ( killi ) et recouvertes d’une épaisseur de roseaux. on a vu ou lu cela mais c’est autre chose de marcher dessus et d’y rencontrer les habitants qui y vivent. D’ailleurs ils attendent les bateaux qui amènent les touristes pour y gagner quelques « soles ».

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Le bateau continue sa route pendant 3H en direction de l’ile d’Amantani. Rencontre avec la famille qui nous accueille chez elle.

DSC03389 Les iles ressemblent aux iles grecques à s’ y méprendre. Le soir venu après une petite montée au sommet  ( 4115m) avec vue à 360°, repas avec la famille, c’est très rustique et la barrière de la langue rend la communication difficile,car ils parlent le quechua et d’autre part  la famille dîne dans un coin et nous dans un autre. Bref très touriste..Nous sommes un peu gênés. P1000288 Après dîner retour au milieu du village pour danse et fête avec les habitants;

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DSC03408 rencontre avec Christian un  sympathique jeune américain – étudiant en médecine – qui travaille actuellement au Pérou, parle français car il a vécu à Paris et St Brieuc. Il nous dit avoir la nostalgie de la nourriture française et du pain en particulier.

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Le lendemain départ pour l’ île de Taquilé à 1H de bateau. Toujours ce sentiment d’être sur une île grecque (la chaleur et l’ouzo en moins!!!) On aperçoit au loin la Bolivie et des montagnes enneigées.

Retour à Puno en fin d’après midi ou – miracle réalisé par Terres Magiques – Bernard récupère enfin sa carte. c’est trop long d’expliquer comment.

Au port de Puno visite du bateau musée le Yavari .

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C’ est le plus ancien bateau à vapeur du lac Titicaca. Construit en pièces détachées en 1862 en Angleterre. Les 2766 pièces de métal furent acheminées par bateau en contournant le Cap Horn, transportées par train avant de franchir les Andes à dos d’âne. cela demanda 6 années . Puis toutes les pièces furent assemblées pour donner un bateau de 25m de long. Vraiment ils sont fous ces anglais!!!!Aujourd’hui il accueille les touristes car il y a un projet pour le refaire naviguer sur le Lac.

C’est la dernière étape de ce merveilleux Pérou qui nous a proposé tant de belles choses. Nous avons bien fait de choisir d’y rester plus de 5 semaines. Il est trop tôt pour en faire un bilan et peut-être que nous n’en ferons pas………Ou plutôt si……Nous retiendrons qu’ils fabriquent les plus gros gâteaux colorés.

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Bernard

18/9 Départ vers PUNO

Samedi 3 octobre 2009

Voilà 3 jours que nous poireautons pour recevoir la carte coincée à la douane de Lima à la suite d’ une erreur de l’ agent des postes en France au moment de l’ expédition…….. Vive Chronopost ! Nous ne savons pas quand cela va se débloquer ( si ça se débloque…….) Antoine s’occupe de cela. Merci Antoine. Bref on décide de ne pas rester plus longtemps et de continuer notre voyage. nous passons le dernier soir au resto Heidi et pour notre  » haute fidélité » Mr Peter nous offre tout le repas. Merci Mr. la Mule…….

Au petit matin le taxi nous mène au bus pour 7heures de voyage avec arrêt sur les sites Incas et informations en espagnol/anglais du guide qui nous accompagne. Les paysages que nous traversons sont splendides.

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DSC03363 Le bus grimpe en altitude jusqu’ à 4300m et passé le col s’étale devant nous l’Altiplano, large plateau désertique bordé de chaque côté par les Cordillières aux sommets enneigés. Nous faisons halte, il fait froid mais quel spectacle….

Arrivée à Puno vers 16H après quelques palabres avec Ronal, le guide qui lui aussi voudrait venir en France mais c’est trop cher!

PUNO ville de 102800 habitants est un port à 3830m d’altitude, au bord du lac Titicaca que se partagent le Pérou et la Bolivie. C’est la dernière grande ville du Pérou avant la Bolivie.

Le soir après le repas nous assistons à une énorme fête d’étudiants de diverses écoles de la région et qui doivent produire des danses locales devant un jury installé sur la Plaza de Armas.

P1000250 P1000252 Chaque groupe est accompagné d’une fanfare de qualité. la fête durera une bonne partie de la nuit. cela témoigne que malgré le froid et le bas niveau de vie, les jeunes péruviens prennent le temps d’organiser  ces fiestas bon enfant et très colorées avec costumes de carnaval.

Bernard

Rando dans les Andes

Jeudi 17 septembre 2009

3 jours à travers les montagnes, concoctés pour nous sur mesure par notre agence favorite Terres magiques des Incas. Detan, jeune guide francophone dont le rêve est de connaitre la France- par ailleurs étudiant en tourisme à l’université de Cusco – nous accompagne.

Départ en taxi de Cusco jusqu’au site inca de Tambo Machay où nous attend Silverio, le père de Detan, venu avec son cheval pour porter nos bagages. Pour cela, il lui a fallu  partir de chez lui à 3 heures du matin et circuler de nuit à cheval dans la montagne pendant 4h !…

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Nous devons dormir le soir chez Silverio et sa femme Natividad (appelée Nati) : nous mettrons 8 heures pour regagner à pied leur communauté de Huchuy Qosqo et arriverons bien fatigués. Silverio, lui, aura parcouru 2 fois cette distance dans la journée (aller à cheval et retour à pied) !!!…

Le territoire du Pérou est divisé – par ordre décroissant d’importance – en départements, provinces, districts (régis par le maire) et communautés. Une communauté regroupe entre 20 et 50 familles vivant en habitat dispersé dans la montagne, et est rattachée à un district. Chaque communauté élit un(e) président(e) chargé de porter les intérêts de la communauté au niveau du district. Silverio et Nati ont été élus à plusieurs reprises. La plupart des habitants ne parle que le quechua. Silverio parle aussi l’espagnol et peut ainsi échanger un peu avec Bernard.

La rando commence par une montée durant 2 heures jusqu’au col de Pumamarka – 4200 mètres – Le sentier surplombe la Vallée sacrée, le paysage est grandiose, on y découvre des lacs et des champs de pommes de terre cultivés entre 3500 et 4000 mètres selon une technique ancestrale (il faut d’abord retourner de grosses mottes de terre et les semences de pommes de terre sont calées sous les mottes).

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Partout des vestiges de sites incas, des terrasses à flanc de montagne…Detan est intarrissable sur son pays et sur la civilisation inca. Il a appris le français à l’ Alliance française de Cusco, notamment à travers la chanson française : il connaît Brel, Brassens, Cabrel et beaucoup d’autres encores. Nous marchons en chantant…

Dernier col à 4200 mètres – le col de Rumicruz -  trois grands tumulus indiquent les limites de trois provinces. Un orage de grêle a transformé le paysage, le col est tout blanc, très beau…

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DSC03310 Puis descente dans le canyon Leon Ponko (ou Puma Ponko). Les kantu, petites fleurs rouges, emblêmes du Pérou parsèment le sentier.

 

Ce sentier, habituellement peu fréquenté, est aujourd’hui « envahi » par des étudiants (une centaine ?) : des étudiants de dernière année emmènent en montagne des étudiants de première année. Ils se rendent également à la communauté d’Huchuy Qosqo et camperont près de notre logement : la fête durera toute la nuit, pour le calme de la montagne, il faudra revenir une autre fois !!!…

Huchuy Qosqo est un important site inca militaire. Nous arrivons chez les parents de Detan par un superbe sentier inca restauré. Nati nous accueille en versant sur nos têtes des pétales de fleurs .

La communauté, trop haut perchée dans la montagne, ne bénéficie pas d’électricité et ici, à 18 heures il fait nuit (et froid). Les paysans vivent au rythme du jour, se lèvent  tôt (vers 4 heures ) et se couchent tôt (vers 19 heures). Pour aller à l’école les enfants doivent descendre dans la vallée, à Limay – environ 1 heure -

Pour pouvoir aller à l’école maternelle, Mélanie, la petite soeur de Detan, vit durant la semaine à Limay chez sa soeur aînée.

DSC03320 Tous les habitants ont construits eux-mêmes leurs habitations (murs en adobe et toîts en chaume ) en pratiquant l’heini (entr’aide : je t’aide aujourd’hui, tu m’aides demain). Cette pratique vaut également pour les cultures.

 

Repas aux chandelles puis repos après une journée bien remplie.

Jour 2

Le lendemain au petit-déjeuner nous attend une surprise de taille : Detan nous dit qu’hier soir il est resté parler avec ses parents et que son père a décidé de nous demander d’être les parrain et marraine de  Mélanie, âgée de trois ans et demi !

DSC03316 Mélanie et son frère Detan

Nous acceptons avec plaisir cet honneur qui nous est fait et participons au rituel : Mélanie est assise sur une table, elle a de longs cheveux noirs. Nati lui a fait deux tresses que Bernard et moi devons couper. Je reçois en cadeau un sac tissé et Bernard un gilet. Detan (qui adore sa petite soeur !) lui coupe à son tour une touffe de cheveux.  Silverio sort alors son (sa ?) lahuato (longue flûte), en donne un à Bernard et avec Detan au pututo (conque marine), ils nous jouent un air traditionnel – la vérité m’oblige à dire que Bernard n’est pas parvenu à sortir le moindre son de son instrument !

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Belle rencontre, émotions partagées : Au revoir, Nati et Mélanie !

Silverio nous accompagne avec son cheval jusqu’à Limay où Segundino doit nous attendre avec un autre cheval pour nous conduire chez lui, dans la communauté de Huayllafara, sur l’autre versant de la vallée. La fête matinale nous a mis en retard, il fait très chaud et il va falloir monter durant au moins 2 heures une longue pente assez raide en plein soleil…Mais, changement de programme, Segundino n’est pas au rendez-vous et la communauté de Huyllafara étant accessible en voiture, il ne faut pas longtemps pour nous convaincre de renoncer à monter à pied et de prendre un taxi ! (je connais des randonneurs qui vont hurler en lisant cela, mais…)

Deuxième nuit dans la montagne chez Segundino et sa femme Irene. Segundino parle essentiellement le quechua et nous ne ferons qu’entr’apercevoir Irene qui n’a visiblement pas l’habitude des contacts avec les touristes…

Vue superbe sur la vallée.

3ème et dernier jour de rando

 DSC03335 Trajet en taxi jusqu’à Moray, un site inca fascinant : des terrasses concentriques ressemblant à des amphithéâtres : l’hypothèse retenue serait que les incas auraient utilisé ces cratères volcaniques bénéficiant d’un micro-climat pour faire des expérimentations agricoles.

De là, nous partons à pied jusqu’à Maras (environ 4 heures), il fait beau, le moral est au top…Une dernière petite côte bien raide avant d’arriver à Maras et subitement, un vent à décorner les boeufs….Apparaissent alors les salines : des milliers de puits salants servant depuis l’époque inca à l’extraction du sel provenant d’une petite source d’eau salée : cela dessine un paysage d’une beauté surprenante.

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Merci à Detan pour ces trois jours !

Annick

Le Machu Pichu : à voir absolument !

Jeudi 17 septembre 2009

Pour aller au Machu Pichu, nous avons pris le train d’ Ollantaytambo à Aguas Calientes (durée du trajet 1h30) : ce petit train andin est déjà un régal à lui tout seul !…

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Arrivée à Aguas Calientes en fin d’après-midi. Le changement de climat nous révèle la proximité de la forêt amazonnienne, attention aux moustiques !…Ville sans intérêt, construite pour accueillir le flot ininterrompu de touristes qui se rendent au Machu Pichu…Mais grâce aux conseils de « notre » restaurateur Peter et de Philippe PIERRE, responsable de l’Agence Terres Magiques des Incas qui nous avait été recommandée (une adresse à retenir), nous avons passé une très bonne soirée au restaurant Indiofeliz : Patrick, le patron est un personnage haut en couleurs, qui a baroudé pas mal et qui nous a filé des « tuyaux  » sur l’ Argentine, sur l’ Uruguay, sur Tahiti, sur l’île de Pâques…Le manque de tables disponibles  a été l’occasion de patienter en buvant un verre de vin offert par le patron,  puis de manger en compagnie de Pierre, un français vivant aux USA et de Ron, son compagnon américain : soirée sympa, inattendue, comme on les aime !…Au menu : truite meunière, mousse au  chocolat pour moi et salade de fruits pour Bernard…délicieux !…

Le lendemain matin, à l’aube (5h45 pour être au Machu Pichu avant la foule), attente du bus qui doit nous conduire sur le site. En dépit de l’heure matinale, une file d’attente est déjà formée et il nous faudra patienter 3/4 d’heure pour avoir un bus…

Le Machu Pichu

Nombreux sont ceux qui ont dû en voir des photos ou des images à la télé, mais la beauté de cet endroit est indescriptible. Comment les Incas ont-ils pu ériger un tel site dans un lieu aussi perdu ?…Cet endroit n’a jamais été découvert par les conquistadors et c’est seulement au début du XXème siècle que le site, alors envahi par la végétation,  a été redécouvert.

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Volutes de nuages qui montent peu à peu en début de matinée, on a l’impression de se trouver quelquepart entre ciel et terre. Il se dégage de cet endroit quelque chose d’irréel…et pourtant il a bien fallu monter ces immenses blocs de pierre, il a bien fallu que des esprits humains conçoivent  ce lieu magique, d’une beauté émouvante …

Ce qui est tout à fait réel en revanche, ce sont les centaines de marches que nous avons gravies pendant plus de trois heures pour visiter l’ensemble du site : le temple du soleil, le temple aux trois fenêtres (photo ci-dessus), les bains cérémoniels, la maison du Grand Prêtre, le temple du condor etc… bon entraînement pour la rando prévue dans deux jours !

Le retour à la civilisation commerciale d’Agua Calientes est un peu rude…

A nouveau le petit train du Perurail, avec cette fois animation pour les touristes : un danseur masqué ( le pablucha) nous fait une petite démonstration de la danse appellée « capac qolla », puis le personnel du train nous fait un défilé de mode pour nous présenter les superbes tricots en alpaga !….tout cela dans le rire et la bonne humeur !

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Un taxi nous attend à Ollantaytambo pour nous ramener à Cuzco dans la soirée (toujours l’organisation impeccable de l’agence « Terres magiques des Incas »). Nous sommes fatigués mais heureux !

Annick

7 Sept. CUZCO et la Vallée Sacrée

Mardi 15 septembre 2009

CUZCO, 5ème ville du Pérou, située à 3326 mètres. Un joyau au milieu des terres Incas.  Ville conçue selon la forme d’un puma par le neuvième Inca, Pachacutec,  Cuzco, a été le centre de l’ empire Inca duquel partaient tous les chemins Incas.  Avant l’ arrivée des espagnols en 1532, les Incas avaient conquis un vaste empire qui s’étendait de Quito (Equateur) au sud de Santiago (Chili) :  découverte pour nous de cette civilisation, finalement récente puisque datant de 1400 après JC. La visite de la ville (la cathédrale, le temple du soleil…) et des nombreux sites incas environnants (Sacsayhuaman, Puca Pucara, Tambo Machay, Qenko…),  accompagnée des commentaires fournis de  Edwin, puis Detan, nos guides, nous permet de réaliser l’extraordinaire organisation et l’ingéniosité  de cette civilisation : constructions de sites impressionnants (sites agricoles, religieux, militaires…), canaux d’irrigations, fontaines,  cultures en terrasses, observation des astres, expérimentations agricoles… L’Institut National de la Culture accomplit actuellement un énorme travail de restauration de ces sites qui avaient été détruits ou enterrés par les espagnols. Il s’agit d’une entreprise titanesque compte tenu du nombre de sites à restaurer et même encore à découvrir…

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Nous logeons à l’hôtel Amaru, situé sur les hauteurs de la ville (quartier San Blas) : superbe vue plongeante sur Cuzco

Nous avons pris un abonnement dans un  restaurant   » la Granja  de Heidi  » ( la ferme de Heidi) tenu par un allemand installé au Pérou  depuis très longtemps. Bernard pensait que Heidi était le nom de l’ allemand et lui donne du Mr Heidi par ci, Mr Heidi par là…..Le 3ème jour le restaurateur lui dit :<< Heidi c’ est le nom de ma mule moi je m’ appelle Peter>> Bon! on ne rit pas…….

Annick

5 Sept. et suivants : voir les Condors

Samedi 12 septembre 2009

départ vers LE CANYON DEL COLCA.  Pour cela il nous faut passer un col à 4900m. Pour éviter le mal des montagnes arrêt 1/2h à 4000m puis le guide nous propose de chiquer 3 feuilles de coca avec la petite pierre; ce que nous acceptons. Le premier effet ressemble à une anesthésie dentaire puis ………rien du tout….. on ne vous le dira pas! Bref on passe à 4900 sans problème ouahhh.

Route superbe…des paysages à couper le souffle

Nous apprenons à distinguer les lamas (tête allongée, long cou, hauts sur pattes) des alpagas (plus petits, tête arrondie) ou des vigognes (non domestiquées, au pelage plus fin…) vigognes

Après le repas de midi, prise de possession de notre chambre à l’ hôtel Poso del Cielo. Il fait froid, délicate attention de l’ hôtel : des bouillottes….Puis direction les Thermes, bain dans la piscine extérieure entourée de montagnes chauffée naturellement à 39°, dehors pas plus de 1O°.

danses péruviennes Repas du soir, danses et musique péruviennes.

Rencontres chaleureuses avec 2 quebecquois, 1 colombienne, 2 péruviennes, 2 espagnols. Soirée sympa. Il          reste toujours quelque chose d’ inoubliable de ces rencontres éphémères.

Le lendemain nous allons de bonne heure à 1h30 de bus voir le vol des Condors dans le canyon de la COLCA profond de 1100m. Spectacle majestueux, 4 condors  avec leurs 3m d ‘envergure planent juste au dessus de nos têtes dans un merveilleux ballet. On dirait qu’ ils jouent avec nous.

Au retour à la fin du repas, Marydena (une péruvienne chanteuse professionnelle) nous chantera en anglais l’air du Titanic : moment d’ émotion, et nous offrira son CD dédicacé. Muchas gracias Marydena, no te olvidamos.

Au retour le soir à Aréquipa, l’euphorie en prend un coup : Bernard a laissé sa carte bancaire dans le DAB de Chivay, ville à 4h de route. Panique à bord. Opposition,appel Antoine au secours, bref cette affaire va nous prendre la tête. D’ autant que nous prenons le Bus de nuit dans 2h direction CUSCO

4 Sept AREQUIPA la Blanche

Samedi 12 septembre 2009

AREQUIPA, 2éme ville du Pérou, vaut son nom à la pierre volcanique blanche, le sillar, utilisée pour la construction des maisons. Percy, notre guide francophone nous dira que  les habitants de Arequipa aiment rivaliser avec ceux de Lima la capitale comme les marseillais avec Paris. Percy, qui doit venir à Rennes au mois de  janvier dans l’espoir de pouvoir  y obtenir un Master ( internautes si vous avez de quoi l’ accueillir ou l’ aider dans ses recherches, nous ferons le relais…), nous a conduit au belvédère pour admirer les 3 volcans qui dominent la ville : le Misti 5820 m (toujours en activité), le Chachani 6075 m et le Pichu-Pichu.

Arequipa

Il nous  a fait découvrir les richesses agricoles de cette ville  entourée de désert. On y trouve aussi des élevages de cochon d’inde pour les repas de fête (non, décidément nous ne pouvons nous résoudre à goûter ce mets tant prisé des péruviens !…).

Découverte aussi de la feuille de coca que l’on mâche associée à une petite pierre (llipt’a) et consommée depuis des siècles pour ses propriétés nutritives, médicamenteuses, énergétiques, hygiéniques…

couvent de Santa Catalina

Visite du couvent de Santa Catalina, où les filles entraient à 12 ans pour n’ en sortir jamais même après décès.

1er SEPT. Nous quittons la Cordillère Blanche…..

Samedi 12 septembre 2009

Et ainsi commence vraiment la lente descente qui nous mènera vers la fin de l’ année à l’ extrémité sud du continent américain. Étape à Lima , après 8h30 de bus Cruz del Sur hyper confort. Retour chez Olaf et Simone qui nous a préparé une  »bouillabaisse péruvienne ( Humm…)le lendemain c’est repos forcé pour cause de santé. Nous prenons quand même le temps de reparler Pérou, confits de canards etc…Un grand merci à Simone et Olaf, nous vous attendons en Anjou en 20….pour faire foie gras et confits avec nos copains.

Le 2 sept, le bus (toujours Cruz del Sur..) pris à 4h le matin, nous mène à PARACAS au sud de LIMA et au bord du Pacifique. Un bateau nous emmène auprès des îles Ballestas  » les Galapagos Péruviennes » pour y admirer des milliers d’ oiseaux – Albatros, Pélicans, Cormorans, Fous de Bassan, qui ont élu domicile sur ces îles ou plutôt rochers, sur lesquels d’anciennes installations de récupération de guano (fiente des oiseaux) sont abandonnées, car le guano excellent fertilisant a été remplacé par d »autres produits moins naturels ! Mais il parait qu’ ils vont revenir au guano. A propos de guano il vaut mieux, pendant la visite, porter un chapeau, car les oiseaux ne se privent pas de fertiliser les chauves comme Bernard……..

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En plus des oiseaux, des lions de mer affalés sur les rochers, à côté de petits pingouins n’ écoutent même pas le bruit des bateaux qui les frôlent. Au retour quelques dauphins viennent nous accompagner. Il fait assez frais en mer. Après la mer le désert en direction de NAZCA.

En cours de route, arrêt dans l’oasis de Huacachina

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avec ses dunes et un petit lac, un bijou dans un écrin. Des jeunes dévalent les dunes sur des surfs et le voyage du jour se termine dans une hacienda complètement isolée, sans électricité dans les chambres impeccables avec SdB, seulement des lampes à pétrole. Quel accueil chaleureux des propriétaires qui cultivent  la vigne pour faire le fameux Pisco Sour. Ils cultivent aussi les figuiers de barbarie pour élever la cochenille utilisée comme colorant pour produits cosmétiques. Une excellente adresse ! hacienda wasipunko

le 3 sept. Après une nuit paisible départ vers NAZCA, survol en petit avion des fameuses lignes qu’ on ne peut observer que par avion.

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Ce ne sont pas des extra- terrestres qui ont tracé ces lignes, comme cela a parfois été dit, mais les Nazcas, ancienne civilisation. Mais il n’ y a pas d’ explications sur le comment ils ont procédé : ces lignes représentent des dessins ou des figures de plusieurs dizaines de mètres tracées au sol sans pouvoir vérifier le travail accompli…étonnant!…

Au retour nous attend la pachamanca, plat traditionnel de fête où les aliments sont cuits par des pierres enterrées, pré-chauffées  pendant 3h.

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A la fin de la cuisson, nous participons au cérémonial avant de déterrer les aliments. Les plats, composés de viandes, légumes, fromages à profusion sont délicieux. merci à Edmundo le pachamanquero. Bus vers AREQUIPA de nuit. Mauvaise nuit pour Annick

HUARAZ : dur, dur l’altitude !

Vendredi 4 septembre 2009

Après 8 heures de trajet en bus, nous voici à HUARAZ, ville de 88 300 habitants, située en plein coeur de la Cordillera Blanca , la plus haute chaîne de montagnes après l’ Himalaya (22 sommets de plus de 6000 mètres : rien que ça ! …).

√ L’altitude

En 8 heures, nous sommes donc passés du niveau de la mer à 3091 mètres d’altitude. Les effets ne se sont pas fait attendre : tout d’abord, la tête qui tourne, comme si nous avions bu ( hé bien non !), des nausées, une perte d’appétit (si, si !…), une respiration difficile, le souffle court, le coeur qui palpite au moindre effort…Comme si cela ne suffisait pas, Annick a été malade le troisième jour après notre arrivée : dérangements intestinaux sérieux, avec fièvre, bref, elle ne tenait plus debout ! Heureusement pour le lendemain, la forme était revenue.


√  Les taxis à Huaraz, c’est quelque chose !

HUARAZ est une ville débordante d’activités où le moyen de transports le plus usité est le taxi : ceux-ci sillonnent sans arrêt les rues de la ville à la recherche des clients. Un trajet en taxi en ville coûte entre 2 et 3 N S (Nouveaux Soles), soit environ 0,75 €. Le soir, il est conseillé de circuler en taxi car la délinquance est semble-t-il très développée…

Nous avons également utilisé les services de taxis pour nous rendre sur des sites de randonnée en montagne : là, c’est une autre affaire ! tout d’abord la plupart des routes qui accèdent à la montagne ne sont pas goudronnées, et bien sur les chemins sont escarpés, parfois à flanc de montagne…Alors nous avons eu un premier chauffeur de taxi qui, pendant la descente, a branché son auto-radio sur une radio religieuse : chants religieux d’abord puis un « prêche » enflammé (en espagnol bien sûr…) pendant un temps qui nous a paru interminable. Nous ne saurons jamais si Roman, notre chauffeur, était un fervent religieux ou s’il s’agissait pour lui de se mettre sous la protection de Dieu pendant ce trajet un peu périlleux !…

Quant à Pedro, notre deuxième chauffeur, nous avons dû lui demander de s’arrêter en pleine descente car…il s’endormait au volant !…Après lui avoir offert un casse-croûte et de l’eau, il a pu reprendre le volant et nous, nous avons pu nous décontracter un peu !…

Annick

HUARAZ : dur, dur l’altitude !(suite)

Vendredi 4 septembre 2009

HUARAZ :

Ville à  l’architecture « indéfinissable », nous dit le guide  Lonely Planet (notre bible !) : on ne peut mieux dire !…Les habitations, faites de briques rouges pour la plupart, n’ont pas de caractère et paraissent souvent inachevées. La ville semble un immense chantier permanent…A chaque coin de rue ou le long des trottoirs, des étals de fruits, de légumes ou de tout autre produit…On peut ainsi déguster des jus d’oranges tout frais pressés ou des tranches d’ananas (délicieux !..) pour 1 ou 2 soles ( env. 0,25 €), mais aussi des salades composées à base de haricots et de tomates (chuchos)…Et pour reposer nos estomacs un peu malmenés par les changements alimentaires, nous optons parfois pour des restaurants pour touristes : nous avons pris un abonnement au  « Piccolo », resto italien – le service y est lent (au Pérou nous apprenons la patience…), mais c’est bon et copieux et à la carte figurent aussi des spécialités péruviennes, mais supportables par nos estomacs occidentaux…Et leur « pisco » est très bon, alors !…

Sur la Plaza de Armas, une immense cathédrale est en construction (je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait sûrement d’autres priorités, mais…) ; une fois finie, elle masquera une partie de la vue sur les montagnes environnantes (là je ne vous dis pas ce que j’en pense…)

Péruviennes en costume traditionnel

Beaucoup de femmes sont encore ici vêtues de manière traditionnelle : jupes courtes évasées sur des collants ou  caleçons en laine, chemisiers et gilets en laine , le tout dans des couleurs vives, et enfin des chapeaux de feutre superbes. Je suis frustrée de ne pouvoir en ramener un, d’autant plus que nous en avons vu en vente au marché central à seulement 24 soles ( 6 €) !…Leurs long cheveux noirs, souvent tressés en nattes, et leurs jupes courtes  colorées donnent aux femmes des allures de petites filles. Les hommes n’ont pas de costume particulier – hormis parfois dans les montagnes le poncho- mais portent aussi des chapeaux en feutre qui leur donnent fière allure

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Randonnées dans La Cordillera Blanca

Paysages grandioses, sommets enneigés qui culminent à plus de 6000 mètres, nombreux lacs en altitude  : les randos à faire ne manquent pas…Nous avons malheureusement dû renoncer à faire le trek de Santa Cruz pour lequel nous nous étions inscrits en raison des difficultés persistantes d’acclimatation à l’altitude. Ce trek qui se déroule sur 4 jours supposait de passer 2 nuits en haute altitude (3600 m et 4250 m)…Compte tenu des expériences passées, nous avons  opté pour la raison et la prudence…Peut-être aussi notre préparation physique était-elle cette fois insuffisante…

Nous avons tout de même pu faire de belles balades à la journée : les lacs LLaca, Llanganuco (aux eaux turquoise), les ruines de Walcawain… et pour finir le lac Churup à 4450 mètres tout de même !…Seul Bernard est allé jusqu’au bout, moi je me suis arrêtée à une demi-heure du but, la dernière montée étant particulièrement difficile…

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A savoir : lorsque l’on réside à HUARAZ, peu de randonnées sont directement accessibles, il faut alors prendre un taxi qui vous emmène dans la montagne sur le lieu de départ d’une randonnée (parfois 1 ou 2 heures de taxi sur des pistes scabreuses…)

Bonnes adresses à retenir :

à HUARAZ : auberge Churup

des chambres très propres, coquettes, aménagées avec goût. Petit déjeuner à volonté dans un salon au dernier étage offrant une vue panoramique sur les sommets enneigés,  feu de cheminée tous les soirs à partir de 18 heures… Echange de livres possible, internet, wi-fi…Les gens qui y travaillent sont charmants : Juan, Percy, Lili toujours disponible et efficace…

Dépendant de cette auberge, une agence de trek Quenual Adventures Tours, dont nous avons eu de bons échos

dans la montagne, à une demi-heure de taxi de HUARAZ :

le refuge Way Inn Lodge : 3715 mètres

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Nous y sommes restés 3 nuits, et y serions restés encore davantage…

Niché au coeur des montagnes, l’environnement est extraordinaire, les chambres sont sobres et belles, les grosses couettes confortables font oublier les basses températures nocturnes, et le matin nous avons pu assister, de notre lit, au lever du jour sur les montagnes…Bref, le rêve !…

Paul, le propriétaire nglais), allume le poêle dans la salle commune tous les soirs, et l’électricité fonctionne de 18h à 21h

Nous y avons rencontré des gens fort sympathiques : Hussein, québecois d’origine libanaise, Anne et Laure, deux jeunes françaises -l’une vivant à Chambéry et l’autre à Bogota- Antonio des USA et son copain Roman, mexicain, une américaine, professeur de yoga, au rire un peu hystérique, et Morris, photographe, toujours en mouvement, ainsi qu’un jeune couple d’israéliens…Ceci pour vous donner une idée du mélange des langues parlées à table !…

Annick