15/02 Ho Chi Minh Ville ou Saïgon ? c’est comme vous voulez !

Après 11 heures d’avion depuis Sydney, avec une escale de quelques heures à Hong-Kong – soit 8900 kilomètres parcourus – nous voici à Saïgon, un peu fourbus et décalés ! Et histoire de nous mettre tout de suite dans le bain, une foule compacte est amassée à la sortie de l’aéroport. Agences de voyage et chauffeurs de taxis brandissent des pancartes pour retrouver leurs clients, mais nous avons beau scruter tous les panneaux, notre nom n’apparaît pas, un taxi devait pourtant nous attendre pour nous conduire à notre hôtel…évidemment, les offres se bousculent pour nous emmener, nous tenons bon et près d’une demi-heure plus tard notre chauffeur de taxi arrive enfin !

P1000996 Premier contact avec la  foule, la circulation dense, le nombre incroyable de scooters, mobylettes ou motos, et effarement mêlé d’admiration devant la manière de conduire des cyclistes,  motocyclistes et automobilistes qui se frôlent, se croisent, se faufilent. Bien sûr, j’ai oublié de préciser que la priorité à droite ou à gauche ne semble pas exister et que la plupart  des motocyclistes circulent à 2, 3, voire 4 personnes sur un même engin (dont 1 ou 2 enfants mais tout de même !!!). Le klaxon semble l’instrument magique qui permet que bon an mal an tout le monde finit par passer ! Il nous faudra quelques heures d’apprentissage pour parvenir à traverser certaines rues sans trop d’angoisse, car les passages pour piétons sont rares…et pas forcément respectés  !

L’hôtel que nous avons réservé  nous semble bien luxueux, cela va nous changer des petits hôtels ou auberges de jeunesse ! Nous déposons nos affaires et partons à la découverte de Ho Chi Minh Ville que beaucoup de vietnamiens continuent d’appeler Saïgon. J’imagine Marguerite Duras arpentant ces mêmes rues et allant rejoindre son amant de Cholon.

  • La fête du Têt

C’est la fête du Têt, qui comme le nouvel an chinois, marque le passage du Nouvel an lunaire (nous entrons dans l’année du tigre) :  à cette occasion les vietnamiens se retrouvent en famille, beaucoup de magasins sont fermés, les enfants ne vont pas à l’école…Les rues et les maisons sont joliment décorées de fleurs, de lampions, le rouge et le jaune (couleurs du drapeau vietnamien) dominent. La ville fonctionne au ralenti pendant environ 1 semaine. Evidemment, pour nous qui voulons faire des projets pour les jours à venir, ça n’est pas la période idéale !

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Heureusement nous pouvons rencontrer Mai dès le lendemain – merci à Virginie qui nous a mis en relation avec cette femme très intéressante ! Mai vit à Saïgon et travaille comme guide pour différentes agences. Elle parle parfaitement le français et nous donne quantité d’informations précieuses pour que nous puissions y voir un peu plus clair dans ce que nous allons faire. Dommage qu’elle ne soit pas disponible pour nous accompagner ! Nous nous rendons en effet rapidement compte qu’il va nous être difficile de voyager dans ce pays par nous-même : peu de personnes parlent le français et j’ai beaucoup de mal à comprendre l’anglais que parlent les vietnamiens, par ailleurs nous comprenons vite qu’il est préférable de traiter avec un intermédiaire si l’on veut éviter les négociations ardues et les “embrouilles” ou arnaques dont les touristes sont la cible privilégiée…Nous décidons donc de passer par une agence qui prend en charge la réservation de nos transports et de nos hébergements et qui nous met à disposition un accompagnateur pour la visite de certains sites tout en gardant une certaine indépendance, tout cela pour un prix très intéressant.

  • L’argent 

Il faut s’habituer aux dongs, la monnaie vietnamienne : il faut 25 000 dongs pour 1 euro. Lorsque le 1er soir, nous avons mangé au restaurant pour 310 000 dongs, cela nous a fait un choc avant qu’on ne réalise que cela représentait en réalité 13 euros !!!

  • Les marchés 

Marché couvert de Ben Thanh, marché de Cholon…Difficilement descriptible ! Il y règne une activité bourdonnante et une abondance de produits alimentaires que nous ne connaissons pas. Nous passons sans nous attarder devant les étals de poissons séchés ! Et après avoir à deux reprises aperçu des rats se faufilant aux abords des marchés, mon attrait pour les marchés en prend un coup !

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  • Le Palais de la réunification

DSC05077 C’est ici que les premiers tanks communistes entrèrent dans Saïgon le 30 avril 1975, entraînant la chute de la république du Viet Nam.

 

 

 

 

  • La ville, ses temples, ses pagodes, ses églises

Nous parcourons les rues de Saïgon, en essayant de nous habituer aux noms aux consonances si étrangères pour nous : rues Ly Tu Trong, Le Thanh Ton, Le Loi, Nguyen Hue, etc…Pas simple, encore une chance que l’écriture vietnamienne utilise les mêmes caractères que nous ! La plupart de ces noms évoquent des héros de l’histoire vietnamienne mouvementée. Les Vietnamiens se sont battus contre les chinois, les japonais, les cambodgiens, les français, les américains…Les monuments que nous visitons reflètent ces influences multiples : on retrouve des temples bouddhistes, des pagodes, des églises catholiques…

DSC05076  La Cathédrale Notre-Dame

DSC05080 Les temples ou les pagodes renferment pour nous toujours autant de mystère, nous avons du mal à nous y retrouver parmi les nombreuses divinités, parfois représentées sous la forme de personnages ou animaux fantasmagoriques…Les gens viennent y déposer leurs offrandes pour s’attirer les bonnes grâces de leurs divinités et pour vénérer leurs ancêtres : fruits, encens …Je pense aux petits-enfants de Bernard, dont l’imaginaire s’alimenterait sans nul doute de toutes ces figures et de ces noms évocateurs : “la pagode de l’empereur de Jade”, “Tahn Hoang, le maître des enfers” etc…

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Au bout de 3 jours, le trafic et le bruit de la ville nous pèsent et nous décidons de partir dès que possible vers le Delta du Mékong.

 

Annick

21 001 réponses à “15/02 Ho Chi Minh Ville ou Saïgon ? c’est comme vous voulez !”

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